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juil. '07
04
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La nuit Parisienne



Côtée à plein sur le marché de la nuit, la soirée parisienne jouit d'une renommée sans cesse croissante. Les oscillateurs s'affolent, les spéculateurs frisent la tachycardie, les estimations de croissance stagnent au plus haut.
Le fond de commerce est-il pour autant à la hauteur de cette adhésion massive ? Les lieux de prédilection des happy fews, ParisParis, Baron, Rex Club, ressemblent bien plus à des valeurs de fond de portefeuille qu'à des placements à haut risque. Start-ups montées en grade, les clubs affichent une programmation parfois à l'image de leur statut : institutionnelle. Un léger manque d'audace dont l'origine réside peut-être dans la forte concentration des talents, réunis pour la plupart au sein des labels Ed Bangers, Institubes, Kitsune.

Mais si BeHype répugne à vendre ses stock-options aux wannabe branchés qui hurlent à la liste devant les portes, c'est que ces mêmes lieux se muent aujourd'hui en laboratoire de légitimation pour tout un mouvement musical émergent. Nombre de groupes fourbissent ainsi leurs armes sur la scène du ParisParis, et ce quelle que soit leur origine. Car c'est dans le domaine de l'import-export que l'activisme noctambule atteint son acmé.
Un système bien rôdé concentre en effet les attentes et la foule sur la seule réputation du lieu qui peut dès lors se permettre d’emprunter quelques chemins de traverse tant l’indice de confiance est au beau fixe. Ouvertes désormais aux initiatives de jeunes collectifs, avides de sang neuf, les têtes chercheuses des petites entreprises nocturnes misent sur des programmations plus pointues, assurées qu’elles sont de maintenir leur chiffre d’affaires.

C’est donc paradoxalement en club plutôt qu’en festival qu’ont lieu les premières prestations parisiennes de nombre d’artistes signés à l’étranger.
Si l’équation fonctionne dans un lieu confiné, dans un espace plus grand c’est bien souvent au détriment du public ad hoc, qui se trouve mis en minorité. Ainsi le Showcase, malgré des affiches irréprochables (soirées Modular ou We Love Art) peine à trouver une cohésion ou à s’attacher l’enthousiasme des populations concernées. La reconversion du Maxim’s en dancefloor éthylico-electro à l’occasion de la MotoFamily reste précieux mais rare contre-exemple.
La fête reste une affaire sectaire dont le petit nombre d’actionnaires limite grandement les possibilités d’extension. On a parlé de « bandes », tendance grégaire qui s’inscrit dans un mouvement plus ample, dans la constitution d’un réseau plus interactif. Le terme de hype, trop galvaudé, déplaît. Il désigne pourtant une réalité, celle d’un groupe mené par les labels et les personnalités médiatiques, autour duquel tend à se constituer enfin un public non professionnel mais initié.
En deçà  du public des magazines de grande diffusion dont l’entreprise de vulgarisation n’offre qu’une vision caricaturale de la scène parisienne, un groupe jeune, biberonné au hip-hop East Coast et à la minimale d’outre-Rhin sévit donc sur les pistes. Doté d’un goût très sûr et d’une bonne connexion internet, l’individu-type satisfait son inextinguible soif de nouveauté via les mp3 blogs, quant il n’en est pas directement contributeur. C’est autour de ces mafias que se noue le renouveau du secteur, et les investisseurs ne s’y tromperont pas.

Photo: Foucauld Duchange







Yula
le 21/08/07

j'aime bien les commentaires de Tange que vous vous tapez en ce moment ... ça anime pendant les vacances... en gros Elise "Tu vas a la TCK du metro ?" je pense pouvoir répondre d'avance que non... mais ça te plait toi yupi... ça c'est pointu

yupi
le 20/08/07

Je lis avec consternation cet "article". Questions: - Es-tu déjà sortie ailleurs que dans les lieux auxquels tu fais référence? - Ne crois tu pas que la hype dont tu parles n'est là seulement parce que des 'suiveurs' l'alimentent? Belle photo de fond que celle de ce lieu hautement pointu qu'est le Paris Paris... Sur ce je vous souhaite de belles nuits parisiennes.

M.x
le 09/07/07

Pourquoi mon commentaire a été le seul à avoir été supprimé ?

DIMNAÏNA
le 09/07/07

Eh merde Foucauld tu brillais dans mon inconscient en grande partie parce que je croyais que Duchange s'écrivait avec une particule... La semaine commence, le ciel est voilé, Duchange s'écrit en un mot, bref, tout s'effondre autour de moi.

Shino
le 09/07/07

"Galvaudé" c'est tout ce qu'il ya de plus classique comme mot. Donc bon c'est pas parce que c'est nouveau pour toi que ça l'est pour tout le monde.

achK
le 09/07/07

"galvaudé" Tu sais Elise, quand tu viens d'apprendre des beaux mots bien compliqués, ce n'est pas la peine de les employer dans chacune de tes phrases, sinon ils perdent tout leur charme.

mR
le 09/07/07

"Pas dépourvu de style mais sacrément idiot." Et si c'etait ça le concept (Be)hype ?

mR
le 09/07/07

C'est bateau.

Elise
le 09/07/07

Il s'agissait justement d'une variation sur un constat. L'objet n'était pas de prétendre à une controverse ou à une démonstration, mais plutôt de filer une métaphore sous le prétexte plaisant d'un sujet galvaudé.

Emmanuel
le 08/07/07

J'ai rarement lu un article aussi inintéressant. Truffé de banalités, d'obscurités et sans aucun fond. Qu'en retient t'on à sa lecure? Le sentiment d'avoir perdu 1min3O. Non, sérieusemnt bossez un peu avant de publier. Bien à vous. Manu.

DasFelsen
le 05/07/07

Le Pulp R.I.P en attendant un nouveau logement.

Gonzo
le 05/07/07

J'ai du mal à te suivre Elise

Robb
le 05/07/07

Oui effectivement, mais la suite ? Prenons position que Diable! ne nous limitons pas à des constats somme toute assez faciles à tirer pour n'importe quel lecteur de Behype ou de Clark, un journaliste ne se doit il pas de faire réfléchir son lecteur ? Je commence: doit on se rejouir d'une t elle aristocratisation de la nuit parisienne ? (et par aristocratisation j'entend que la seule condition a sa participation serait le fait d'être initié ) Si cela ne fait frémir aucun de vos neurones ou déclenche simplement un rire snob chez certains, je ne faisais que me poser une question. Votre Serviteur.

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