La coupe du monde de foot féminin, quelle impact économique ?

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Ayant connu son coup d’envoi le 07 juin dernier en terre française, la coupe du monde féminine de football va connaître son épilogue le 7 juillet prochain. Se déroulant dans 9 différents stades, la plus prestigieuse des compétitions de football féminin polarise l’attention des fanatiques du cuir rond et bouleverse en ce moment plusieurs secteurs dont celui financier. Découvrez dans cet article l’impact de la coupe du monde de foot féminin sur l’économie en France.

L’impact sur les chaînes de télévision de la coupe du monde de foot féminin

C’est l’un des plus grands événements sportifs du moment lorsque vous lisez un magazine d’actualité. Le mondial de foot féminin a, depuis une dizaine de jours, planté son décor. Et même si toute la planète foot s’en réjouit, l’organisation de cette compétition profite particulièrement aux chaînes de télévision. En effet, le tournoi réunit à chaque match des millions de téléspectateurs, ce qui permet aux chaînes de télévision d’augmenter leurs tarifs publicitaires.

Un autre facteur qui fait que la compétition est davantage rentable aux chaînes télé, ce sont les droits de diffusion qui sont nettement moins chers. On parle d’un montant 5 à 10 fois moindre, comparativement à la coupe du monde de foot masculin.

L’impact sur les stades et hôtels

A Valenciennes, la plus petite ville hôte du mondial, ils sont plus de 80 000 spectateurs à avoir réservé leur place au stade Hainaut pour l’une des six rencontres de la Coupe du monde féminine de football. Ce ne sont pourtant pas les meilleures ventes. En réalité, Paris et Lyon ont réalisé des opérations bien plus intéressantes avec respectivement 211 000 et 160 000 places achetées.

Lorsque les organisateurs de la compétition ont été interrogés, ils ont confessé que le nombre de billets achetés pour l’entrée au stade était bien au-delà de leurs attentes. En effet, à 72 heures de la cérémonie d’ouverture, 920 000 des 1,3 million de tickets conçus pour vente avaient déjà trouvé preneurs, et sur les 52 rencontres du tournoi, neuf étaient parties pour être jouées à guichets fermés.

Les hôteliers font, eux aussi, une très belle affaire avec cette coupe du monde de foot féminin. Ils sont à 95 % occupés les jours ou veilles de match. A en croire l’Office du tourisme, les professionnels enregistrent 25 000 à 30 000 nuitées supplémentaires en comparaison avec un mois de juin ordinaire.

Au niveau des restaurants autour des stades, l’ambiance est effervescente également. Dans la plupart des brasseries, il a été recruté du personnel supplémentaire pour servir la foule des supporters.

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Les primes financières des sélections participant au tournoi de la coupe du monde

Si la FIFA n’a pas été très prodigue par le passé au moment de débourser la prime des sélections prenant part au tournoi, les choses semblent avoir changé désormais. Pour cette huitième édition de la coupe du monde féminine de football, l’instance suprême du cuir rond a prévu une enveloppe financière de 26,6 millions d’euros, dont 3,5 millions d’euros pour la future équipe championne.

Impact économique sur les compagnies aériennes

Un autre secteur touché économiquement par le tournoi qui se déroule en terre française est celui des compagnies aériennes. En effet, les fédérations de foot des diverses sélections participant à la compétition déboursent pour le déplacement des associations de supporters qui doivent soutenir leurs joueuses.

Pour chacune des 23 délégations devant fouler le sol de l’Hexagone, il sera acheté des billets d’avion à l’aller comme au retour. Et ce n’est pas tout ! Hormis les supporters reconnus et pris en charge par la fédération, d’autres, par amour pour leur patrie, prendront leurs billets par eux-mêmes pour suivre de près leurs équipes pendant la compétition.

Le mondial de football féminin dope le tourisme et le transport local

De même, le mondial féminin vient booster le tourisme de cette période estivale en France. Des milliers de touristes arriveront au pays d’Emmanuel Macron cet été, subjugués par l’affluence et l’ambiance que va susciter la coupe du monde de foot féminin.

Et même si c’est le foot qui défraie la chronique en ce moment, ils pourront, pendant les heures où ça ne joue pas, parcourir des sites touristiques de leur choix et générer ainsi du gain à l’Office du tourisme.

Les transports en commun feront eux aussi des recettes plus consistantes que d’habitude parce qu’ils seront considérablement sollicités par les supporters qui doivent faire des allées et venues entre leurs chambres d’hôtel et les stades.

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