Pollution de l’air : passer un an à Paris équivaut à fumer 183 cigarettes

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pollution de l'air

Une étude de l’association européenne « Transport & Environnement » réalisée en 2019 a démontré que le fait de passer quelques jours dans certaines métropoles européennes causait les mêmes dégâts dans les poumons que le fait de fumer une à quatre cigarettes.

Quand la marche « injecte » des toxines dans votre corps

Un week-end à Paris ? C’est l’équivalent de deux cigarettes, en matière de dégâts sur le système respiratoire. C’est beaucoup moins que Prague, où deux jours de déambulations dans les rues équivalent à quatre cigarettes… ou encore à Pékin, qui injectera l’équivalent de 16 cigarettes dans vos poumons l’espace d’un week-end !

Aujourd’hui, le tabagisme passif est « urbain », puisqu’il n’intervient plus uniquement lorsque l’on est à proximité d’un gros fumeur. Il suffit de marcher, même dans les parcs et autres espaces verts urbains, pour inhaler des substances toxiques quasiment identiques à celles que l’on retrouve dans les cigarettes. Et si en plus vous êtes fumeur, vous mettez vos poumons à rude épreuve, au quotidien.

Cette étude a évidemment de graves implications pour les touristes, qui passent généralement leurs journées à errer dans les rues pour visiter des points d’intérêt. Mais elle suscitera également des inquiétudes pour les cyclistes et les joggeurs locaux qui s’efforcent d’adopter un mode de vie plus sain. En somme, courir à l’extérieur à Paris, Londres ou Prague, c’est davantage s’exposer aux toxines, puisque l’effort physique accélère le débit respiratoire.

L’étude « Transport & Environnement » a comparé la contamination par les particules fines des dix plus grandes villes touristiques européennes en la convertissant en nombre de cigarettes fumées. L’ONG a utilisé une méthode de calcul créée par Berkeley Earth, une association internationale pour le climat.

pollution à Paris

Crises cardiaques, AVC, cancers et asthme

Selon Berkeley Earth, la pollution la plus nocive est constituée de petites particules de 2,5 microns ou moins. Ces particules sont suffisamment petites pour se frayer un chemin jusqu’aux poumons et au système sanguin, où elles déclenchent des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, des cancers du poumon et de l’asthme. Le fait de respirer 22 microgrammes de particules fines a les mêmes effets sur la santé que le fait de fumer une cigarette.

À Paris, cela équivaut à 183 cigarettes par an. Cette étude intervient quelques semaines seulement après que Paris et d’autres départements d’Ile-de-France ont été mis en état d’alerte élevé en raison d’une augmentation des niveaux d’ozone à la suite d’un épisode caniculaire. La pollution par l’ozone a également provoqué des problèmes de santé immédiats, notamment une augmentation des rhinites et des crises d’asthme.

L’impact de cette pollution atmosphérique extrême dépasse le simple fait d’avoir les yeux qui piquent et le nez bouché. Selon Berkeley Earth, la pollution de l’air tue chaque année plus de personnes dans le monde que le sida, le paludisme, le diabète ou la tuberculose. « Pour les États-Unis et l’Europe, la pollution atmosphérique équivaut, en termes d’effets néfastes sur la santé, à fumer de 0,4 à 1,6 cigarette par jour. En Chine, les chiffres sont bien pires ; les mauvais jours, les effets de la pollution atmosphérique sur la santé sont comparables aux dommages causés par le fait de fumer trois paquets par jour (60 cigarettes) par chaque homme, femme et enfant ».

Le tabac, un facteur aggravant

Comment faire si l’on habite une grande métropole pour se protéger des effets de la pollution atmosphérique ? Pas grand-chose, malheureusement. En attendant l’impact des mesures prises dans le cadre des politiques publiques (circulation alternée, interdiction de fumer dans les espaces publics, relégation des unités industrielles dans les périphéries), il s’agira simplement de limiter, voire d’éliminer les facteurs aggravants, notamment le tabac, qui joue un double rôle dans cette problématique : la fumée pollue davantage, mais elle mine aussi notre capacité pulmonaire, ce qui nous rend encore plus vulnérable à la pollution atmosphérique.

Des solutions existent pour rendre le sevrage tabagique moins contraignant, comme les patchs nicotiniques, l’hypnose ou encore la cigarette électronique. Vous retrouverez des modèles efficaces et pas chers à cette adresse à cette adresse: https://www.vapoclope.fr/nos-kits-cigarette-electronique/7056-kit-luxe-s-vaporesso.html.

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