Sous-marin français : classification et répartition de la flotte française

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Découvrez les différents sous-marins français et leur organisation au sein des Forces sous-marines françaises. Faisant partie du Patrimoine français, vous apprendrez même qu’il est possible d’en visiter quelques-uns.

Quels sont les différents types de sous-marins français ?

Un sous-marin est un type de navire particulier en ce sens qu’il est submersible. Bien que la majorité des sous-marins soient des navires de guerre, certains sont utilisés à d’autres fins comme par exemple l’exploration océanographique ou encore le développement du tourisme par des croisières spécifiques ou la visite de certains navires désaffectés.

Classification des sous-marins français

Les sous-marins français, navires de guerre, dépendent des Forces Sous-Marines (FSM), l’une des quatre forces navales françaises.  Ces navires sont organisés en types et en classes. Le type d’un sous-marin désigne son système de propulsion et sa classe désigne son type d’armement, et par extension son utilité au sein de la Marine Française.

Les types de propulsion

Historiquement, le premier sous-marin à propulsion mécanique a été conçu par la Marine nationale Française en 1863, il était équipé d’un moteur à air comprimé. Puis, les avancées technologiques permirent petit à petit l’utilisation de l’électricité, du pétrole (sous ses formes d’essence, de diesel et de kérosène) ou encore du nucléaire à partir des années 1960. La France a commencé à produire des sous-marins nucléaires à partir du 28 janvier 1972, premier sous-marin nucléaire français. On distingue ainsi la propulsion conventionnelle de la propulsion nucléaire.

Les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA)

Cette première classe désigne des sous-marins dotés d’un armement pouvant servir à attaquer ou à protéger, ils sont parfois désignés comme des « chasseurs ».  La France a utilisé des sous-marins d’attaque à propulsion conventionnelle et à propulsion nucléaire. L’utilisation nucléaire leur offre toutefois de meilleures performances pour ce qui est de la furtivité.

lance torpille

Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE)

Cette classe désigne des sous-marins dotés d’un armement nucléaire servant la dissuasion française. Ces navires sont postés à des endroits stratégiques et assurent une force nucléaire de riposte.

répartition des sous-marins

Aujourd’hui on peut répartir les sous-marins militaires français en trois catégories.

Les sous-marins en service

La France dispose d’une puissance maritime et sous-marine lui permettant d’assurer une protection et une dissuasion nucléaire. On peut noter la classe Rubis, classe de sous-marins nucléaires d’attaque avec les navires Rubis, Saphir, Casabianca, Émeraude, Améthyste et Perle ; et la classe Le triomphant, classe de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins avec les navires Le Triomphant, Le Téméraire, Le Vigilant et Le Terrible, dont la construction du dernier navire, Le Terrible, date de 2010. La France est également très active dans les échanges internationaux militaires et de nombreux navires français ont été vendus et servent aujourd’hui d’autres pays.

Les sous-marins retirés du service

De nombreux sous-marins ont été retirés du service pour des raisons militaires, en cas d’endommagement ou de remplacement par un navire plus performant. Parmi les classes les plus notables on peut citer les seize navires de la classe Brumaire, dont trois coulèrent lors de la Première Guerre Mondiale ; ou encore les navires de la classe Daphné, construits dans les années 1960 à Cherbourg.

Les musées-navires

La France a un riche passé dans le domaine de la construction navale et de l’armement maritime, et continue d’entretenir ce passé en proposant la visite de différents ports, chantiers navals et navires désaffectés.

Trois sous-marins peuvent aujourd’hui se visiter :

La Flore, célèbre navire de classe Daphné, doté d’un riche passé, est aujourd’hui exposé à la Base sous-marine de Lorient. Construit en 1960 il est mis hors service en 1989. Il est exposé dès 1997 en cale sèche à Lorient avant d’être progressivement transformé en musée sous-marin. Il est depuis ouvert au public.

L’Espadon quant à lui est situé dans le port de Saint-Nazaire dont la base de sous-marin rappelle étrangement celle de Lorient. Sœur de La Flore, l’Espadon appartient à la classe Narval et a été armé en 1960. Il est notamment connu pour être le premier sous-marin à être passé dans l’Antarctique.

Le Redoutable à Cherbourg est un Sous-Marin nucléaire Lanceur d’Engin qui a fait partie de la dissuasion nucléaire française à partir de 1971 et ce jusqu’en 1991.

Il est ensuite transformé en musée et est désormais exposé à la Cité de la Mer de Cherbourg où l’on peut découvrir l’extérieur et l’intérieur de ce fleuron des mers.

Image à la une : Nicoleon – licence CC BY-SA 4.0

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