mai '07
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Societe>
I've lived in bars
“We've lived in bars
And danced on tables
Hotels trains and ships that sail
We swim with sharks
And fly with aeroplanes in the air”
Les coutumiers du trip n’ignorent pas que j’ai passé une partie de mon enfance et de mon adolescence dans cet Etat des Etats-Unis que l’on appelle la Virginie.
De mon enfance américaine, je conserve une grave maladie de peau contractée sur les plages floridiennes, un goût pour les jeunes filles bien nées et un accent américain prononcé. Du High School à la table d’examen de ma dermatologue, je trimbale depuis ma tendre jeunesse cette face cachée sur mon dos, le coté humain de moi, celui qui souffre, celui qui était photosensible ce jour de juillet 1996 sous le trou de la couche d’ozone floridienne mais ça, je l’ignorais.
Le soleil s’est en quelque sorte chargé durant ma prime enfance d’imprimer dans ma chair une belle fresque d’humanité. Je parle souvent d’humanité quand je repense à ces années. Dès lors, le parallèle est aisé et presque un peu facile avec Cho Seung-Hui, un adolescent virginien lui aussi que l’on nomme aujourd’hui affectueusement le tireur fou de Virginia Tech. Cho est, du moins pour l’Amérique et une bonne partie des français, l’archétype de l’homme dénué d’humanité.
Le parallèle s’arrête là. A l’inverse de Cho j’ai tout à fait bien vécu mon High School. J’avais une petite amie du prénom de Mélanie, la fille la plus belle, la plus désirable qu’il m’ait, durant mes jeunes années, été donné de: regarder jouer au lacross, caresser, regarder dormir, regarder prendre sa douche. Mélanie avait une aspiration à la célébrité, ce qui est un lieu commun dans le High School où tout le monde veut une sorte de célébrité, une célébrité un peu malsaine. J’avais beaucoup de chance, moi, j’étais l’ami persan, le mystèrieux, celui dont on ne connaît pas le goût ni le parfum. Mélanie est célèbre à présent elle joue dans l’équipe nationale de lacross.
Cho a vécu le High scholl comme un assujetissement de lui même. Avec ses yeux bridés et son teint maladif, la nature lui avait en effet collé sa marque d’humanité en plein milieu du visage. Mais un jeune homme pareil n’était pas en quête de célébrité, comme l’ont affirmé bien vite tous les médias. Cho voulait seulement réaliser l’essence de l’école américaine. Quiconque a un jour traversé un High School ou un Collège, s’y est senti comme dans un cimetière où les cercueils s’appellent des lockers, où les veuves en deuil portent du orange et vivent déjà sous l’emprise de leurs organes. Réaliser l’essence d’un High School c’est le remplir de cadavre.
Quel est le degré d’inhumanité d’un homme qui écrivait des pièces de théâtre. Au lieu de dire maintenant qu’elles étaient morbides peut-être auraient dû-t-elles être jouées pour éviter que Cho ne fasse une grande première sans répétition générale. Voilà ce qui advient dans un Etat où l’on néglige ses dramaturges.
Depuis les scènes de liesses électorales de mai dernier et au milieu de tous ces émotifs de la démocratie, je me sens enfin à la maison et c’est avec une impatience non contenue que j’attends le premier massacre dans une école française.
Post scriptum: Cat power - Lived in bars






le 31/01/08
yOo! elle vient d'où la phOt av les nana qi pointe le flingue? bonne suite be~*H thanx
le 09/10/07
La dernière phrase est de trop !! Sinon, l'article est pas mal par rapport au autres mais guère palpipant !!
le 11/07/07
Moi je ne le vénère pas le sir mattheus, je suis décu car ces articles sont très variable en qualité.
le 07/06/07
Que l'esprit de begbedé sorte de ce corps
le 04/06/07
la derniere frase elle est dur , quand meme quand meme ! ! ! mais j'aime bien :)
le 04/06/07
nan sérieux c'est peut etre vrai mais la dernière phrase est en trop.
le 01/06/07
Ohlala qu'est c'que c'est mauvais !!
le 01/06/07
Jaime l'article, et aussi la fille sur la photo. Mais surtout je vénère Sir Matt....