oct. '06
25
Societe>
Bombs over Bagdad
Je crois n’avoir jamais parlé de petites filles dans le trip, ça va sans doute porter à confusions. Comme disait Louis Ferdinand Céline, passé un certain age, on parait un peu louche assis sur un banc dans jardin d’enfant. Je ne me refuserais cependant pas ce doux plaisir, et profiterais d’une enfant que l’on a tenu éloigné des congélateurs. L’héroïne cette semaine c’est Lénina.
« Don't pull the thang out, unless you plan to bang
Bombs over Baghdad!
Yeah! Ha ha yeah!
Don't even bang unless you plan to hit something
Bombs over Baghdad »
Bombs over Baghdad!
Yeah! Ha ha yeah!
Don't even bang unless you plan to hit something
Bombs over Baghdad »
Lénina [2003-2***] jouait dans le driveway. Ses petites mains bronzées encerclaient le tuyau vert jaillissant qui tournoyait dans les aires au dessus de sa tête. Sous cette pluie fine d’eau potable l’enfant gazouillait entouré d’arcs en ciel provoqués par la distorsion du soleil texan dans cette myriade humide.
Elle était encore à cet age charmant où les garçonnets paraissent encore être des fillettes et où les fillettes savent déjà enrober leurs formes et dérober le regard. Signaler qu’au dessus de leurs petites jambes potelées, elles peuvent poser leurs doigts gonds pour choquer l’assemblée.
Lenina chantonnait : « There was a farmer had a dog….. ». Sur son visage transparaissait le calme que confère la domination des choses à demi faciles, «and Bingo was his name-O…. », l’innocence d’une vie parfaitement organisée, «B-I-N-G-O, B-I-N-G-O, B-I-N-G-O …. », une vie dégagée de toute culpabilité enfermée dans l’état d’innocence, une vie libre, souffreteuse et pleine d’angoisse.
«And Bingo was his name-O. »
Lénina est une jolie petite fille lambda, elle a les cheveux blonds et les mains bronzées (mais ça je l’ai déjà dit), elle pourrait être ma petite sœur ou bien ma fille, elle porterait les mêmes petites jupes de pute et gaspillerait allègrement l’eau si rare là ou elle vit sans être réprimandée. C’est une petite fille libre en somme
L’apanage de la petite fille libre est d’éprouver sa liberté, de jouir par avance à tous les instants de sa courte vie, de rompre sans cesse des barrières, d’enfoncer des portes ouvertes, de ne jamais en somme s’entendre dire non.
Telle est l’angoisse qui la suivra lorsqu’elle deviendra une femme libre qui ne peut s’appuyer sur aucune des frontières, du vice ou de la vertu. L’angoisse de la femme libre est donc portée par l’amour, celui qui congèle les bébés, un amour dans une combinaison en latex avec une balle dans la tête.
A l’age primal on aurait pu congeler Lénina, vit-elle dans la froideur de l’amour malthusien que ses parents expriment l’un pour l’autre, mais par chance, Lénina a survécu. Aujourd’hui elle gaspille l’eau qui n’abreuvera pas de petits enfants somaliens sidaïques assoiffés. Espérons que demain ses parents la garde éloignée du tuyau d’arrosage.






le 17/12/07
Des mains sales, aussi sales que l'argent qu'on touche, lequel nous permet les aliments, qui eux mêmes, à moitié consomés à chaque fois participent à la faim dans le monde,de tous ces gens, tout ce monde, malheureux, manquant... Et nous avec notre peine, des mal-êtres egoïstes, concentrés sur nous mêmes, seulement, car les autres, hein, qu'est ce qu'ils en ont à faire de nous ? Des cercles vicieux, mettant en scéne l'individualisme, des utopies hypothétiques créées par des partis politiques, toujours fausses, des mensonges, qui en amene un autre et un autre et une autre... Dans le cercle a nouveau, qui s'entrecroise avec des tas d'autres, impossible de le quitter... Tous ces malheurs, et moi avec mon sac chloé...