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mai '07
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Digitalism interview



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Digitalism, composé par Jence et Isi, n’est pas tout à fait nouveau sur la scène électro. Leurs productions sont déjà estimées, pourtant leur album « Idealism » ne sort que le 11 juin, rencontre avec ce groupe fulgurant :


1/ Commençons par le début, comment vous êtes vous rencontrés ? Etait-ce le coup de foudre immédiat ?
Jence travaillait dans un magasin de disque à Hambourg d’où nous sommes originaires tous les deux. En 2000, nous avons fait connaissance parce qu’Isi venait tout le temps acheter des disques. Ca n’a pas été l’amour au premier regard mais ça a tout de suite fonctionné. C’est ainsi que nous avons commencé à mixer ensemble.


2/ Comment en êtes-vous venus à la musique ?
Nous écoutions beaucoup de musique et ce très tôt. Jence a aussi passé un an dans une école de musique à apprendre le clavier alors qu’il avait 5 ans. Et puis, il y avait surtout cette émission de radio «The Dance Charts », qu’animait une légende du journalisme musical (qui a d’ailleurs eu sa propre émission un peu plus tard sur MTV Germany, il connaît tout et tout le monde).
Nous avons commencé à la suivre à partir de 1993, nous étions encore des mômes. Ils passaient les meilleures productions Club/House de la semaine que nous enregistrions sur des cassettes.

A un moment, nous avons compris comment fonctionnait cette musique Club, qui est d’ailleurs très différente des chansons ou de la musique qui passe à la radio. Finalement, à la fin des années 90, nous étions assez vieux pour vraiment faire notre propre musique et commencer à mixer.


3/ Qu’est-ce qu’une bonne chanson pour vous, je veux dire, comment construisez-vous vos mélodies, dégagez une structure...en un mot, qu’est-ce que la musique électronique pour vous ?
Des millions de mélodies nous traversent sans cesse le crâne. Nous adorons les bandes sons, les hymnes, les gros riffs et tout ce genre de chose. Il ne nous est pas difficile de trouver une mélodie. Isi est le meilleur directeur artistique que vous pouvez avoir. Il dirige et canalise toute la frénésie de nos productions pour que nous en fassions de vrais morceaux.

Pour nous, la musique électronique c’est surtout la possibilité d’utiliser toute notre imagination et de l’inclure dans nos productions. Vous n’êtes pas limité aux instruments, vous pouvez adopter une conception scientifique : trouver de nouvelles pistes et de nouveaux sons.


4/ Pour votre album, nous nous attendions à une brique d’électro pure ; pourtant, après quelques écoutes, l’album sonne plutôt pop. Avez-vous cherché à élargir votre son ou est-ce une évolution logique ?
Nous n’avons jamais voulu faire une compilation Club. Très souvent les groupes électro disparaissent rapidement et personne ne fait vraiment attention à eux parce que leur musique est souvent destinée à des DJ ou à des initiés qui vont en boite tous les week-ends. Nous souhaitions toucher des gens « normaux » qui pourront acheter notre CD pour leur chaîne stéréo et qui n’auront pas à sortir pour pouvoir écouter notre album.

Beaucoup de nos chansons viennent structurer notre musique, nous ne sommes pas loin de l’album concept et nous avons beaucoup réfléchi à l’agencement des morceaux et tout ça. C’était un processus naturel pour nous. Même avec notre passé de DJ/Club, nous avons cherché une vraie identité et un message…c’est ce que l’on peut entendre sur « Idealism ».


5/ Kitsuné a joué un grand rôle dans votre carrière. Dans une interview en juillet 2006, ils nous confiaient leurs espoirs. Quel genre de relation entretenez-vous avec eux maintenant, y a-t-il une forme de lien maternel ?
Kitsuné fait partie intégrante de la famille Digitalism, tout comme nous faisons partie de la famille Kitsuné. Depuis notre première rencontre en 2005, nous n’avons jamais parlé business. Chacun vient avec une idée et les autres de dire « Oui, faisons ça ! ». Tout le monde contribue à l’aspect créatif.
Peut-être que Kitsuné nous a mis au monde à l’époque où ils étaient les seuls à nous mettre en avant. Ils ont toujours cru à ce projet qu’est Digitalism.


6/ La liste de vos prochains concerts est impressionnante et celle de vos shows passés l’est tout autant. Quel genre de vie menez-vous ?
D’habitude nous jouons les week-ends ce qui nous permet de revenir à Hambourg, d’aller en studio et préparer de nouvelles choses dans la semaine. Mais nous y passons de moins en moins temps, de plus la saison des festivals commence et nous sommes souvent absents la semaine. Alors à la maison, on peut nous trouver dans notre studio ou à boire des bières avec nos amis. En tournée, nous sommes principalement dans l’avion ou dans les backstages…

Nous voyageons tellement que nous avons appris à prendre les vols comme une occasion de nous retrouver. C’est quelque chose de très important. Et puis cette vie est très excitante, il serait difficile de l’exprimer avec de simples mots. Nous essayons de le faire à travers notre musique. C’est fabuleux de voir autant de lieux et de rencontrer autant de personnes. Il n’y a rien de mieux que ce sentiment de satisfaction après un live devant des milliers de gens heureux.


7/ Vos prochaines sorties, pour la plupart, auront lieu à l’occasion de festivals, est-ce une volonté artistique ou favorisez-vous un aspect économique ?
Nous adorons les festivals. C’est une immense vitrine pour tout le monde. C’est l’occasion de jouer sur d’immenses scènes et devant les plus grands foules. C’est toujours un peu improvisé et excitant. Ca peut aussi bien tourner au combat de boue, en show délirant qu’en un sentiment de liberté, jouer dehors avec le ciel au dessus de nous…


8/ L’Allemagne a toujours eu une très bonne scène électro, avec malheureusement peu d’engouement à l’étranger. Pensez-vous que votre succès va mettre en avant d’autres artistes ? quels groupes ont votre préférence sur cette scène ?
Depuis que nous travaillons sur Kitsuné, nous sommes souvent pris et jouons énormément dans d’autres pays que l’Allemagne. D’un côté les gens n’auraient pas la chance de nous connaître, de l’autre nous ne sommes pas vraiment engagés dans cette scène électronique allemande.
Avec notre album, nous revenons d’avantage en Allemagne où les gens commencent à bien nous connaitre. C’est important pour nous car c’est notre maison.

Nous n’avons pas vraiment de favoris mais nous avons passé une nuit très cool avec les filles de « Cobra Killer ». Elles étaient tellement irrespectueuses et provocantes…le public était sous le choc, c’était vraiment cool. Nous devrions peut-être les soutenir un peu plus…


9/ Une question me tracasse, que pensent vos mères de votre musique ?
Les parents d’Isi sont originaires de Turquie, ils sont ce qu’il appelle « d’une autre génération ». Ils apprécient ce qu’il fait sans vraiment être au courant. Pour moi, l’avis de mes parents a toujours été capital. Les parents de mon père participaient à des opéras, alors maintenant il réclame un « contrôle de qualité » à chaque fois (ce qui n’est jamais tout à fait sérieux).
Mes parents sont typiquement des gens « mal-informés mais intéressés ». Ils ne s’intéressent pas à la scène « Nu Rave » ou à la culture Club pourtant ils adorent notre album. C’est quelque chose d’important…surtout qu’ils sont très excités par ce qui se passe en ce moment.


10/ Pour finir, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos prochains projets, sur vos espérances…
Pour l’instant nous attendons la sortie mondiale de l’album, le 11 juin. Le single « Pogo » (En Free Mp3 sur BeHype, ndlr) va sortir très vite. Sinon nous continuons à améliorer nos performances live qui incluent plus d’instruments comme des batteries électroniques, nos propres visuels ou encore nos lumières…nous voulons de plus grosses soirées. Nous n’avions pas encore les moyens jusque là.
Nous sommes vraiment impatients de jouer dans ces gros festivals cet été. Jence vient tout juste de réaliser un single pour Kitsuné (« Wired ») et Isi travaille beaucoup en studio, il va sans doute préparer son propre single bientôt.

A côté de cela, nous allons refaire quelques remixes. Pour l’instant nous nous concentrons sur l’album. C’est quelque chose d’exceptionnel dans une vie un premier album qui sort dans tous les pays. C’est très excitant !

http://www.myspace.com/digitalism
http://www.kitsune.fr


Chlorine
le 12/07/08

On ne dira pas non plus combien ils étaient géniaux au Main square festival d' Arras . <3

Pedra
le 31/01/08

ouais les mp3 c'est que pendant la semaine de l'interview ?

bitchy1
le 04/06/07

C'est bien sympa tout ça , mais votre free mp3 ne fonctionne pas: rien ne se passe quand on clique dessus!C po grave mais en meme temps je suis deçue!! bsx,a

poiny
le 02/06/07

pourquoi les gens utilisent-ils des syntaxes si lourdes et compliqués, "précieux est l'apport de ces réponse à l'appréhension de leur son", néo-romantisme? cecis mis de coté, les cobra killer sont à la limite bien plus intéressantes que digitalism eux même.

Kidz by Co
le 28/05/07

Obliger de mettre cette interview sur Kidz :)

Elise
le 28/05/07

On ne dira pas assez combien l'album déploie de trésors. Et combien précieux est l'apport de ces réponses à l'appréhension de leur son.

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