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oct '06
04
Mode>

MMM D?fil? P/E 2007

Après une semaine de vacances, me voilà en forme pour un petit reportage hors de nos virées nocturnes de petits cons. Tout juste le temps de déposer mon sac de voyage et de prendre mon bracelet, me voilà reparti. Nous sommes dimanche soir, je retrouve le vagabondage parisien, sortie Mabillon, je foule le sol pour quelques centaines de mètres. Me voici, rue Bonaparte, pour un arrêt aux Beaux Arts, c’est dans ce cadre historique que se tient le défilé de la Maison Martin Margiela de la collection Printemps/Eté 2007.

Ce qui en langage margielien nous donne : Défilé P/E 2007.

Martin Margiela est l’un des créateurs de mode les plus secrets, après être passé chez Gaultier et Hermès, il lance ses propres collections pour finalement être récupérer, euh pardon financer par Renzo Rosso (Monsieur Diesel, aperçu au défilé au côté d’Asia Argento).

Comme à son habitude, le staff nous reçoit vêtu d’une blouse blanche, une des marques  de fabrique MMM, de grands draps blancs dressés du sol au plafond viennent à former un 8, à travers lequel les mannequins défileront. Le monde s’agglutine, chacun de ses défilés étant un événement, avoir le meilleur champs de vision possible n’est pas une chose facile.Le silence se fait, le black-out tombe d’un coup, bienvenue au défilé Printemps/Eté 2007 de la MMM. Une lueur s’approche, faisant apparaître sa première œuvre, c’est fin, souple, original… cette friperie animée tournoie sous une musique lounge entremêlée de sons distordus, de gros riffs de guitares se font de plus en plus fréquents, une voix vient accompagnée le tout, on est plus très loin de the Kills.

C’est du Margiela même si l’on sent qu’il se formate petit à petit, au fur et à mesure des collections. Une chose de sûr les épaulettes seront à la mode, il n’en démord pas. Une robe à paillete digne de Moloko chantant Sing it Back… un haut étoilé version bleu ou noir, que l’on pourra sûrement trouver chez H&M dans une qualité bien moindre… des filets de pêche en guise de robe de soirée, habillant merveilleusement un corps aux formes suffisamment visibles pour les apprécier… et quelques excentricités margieliennes qui feront que je ne regrette pas d’avoir assister à cet instant de mode.

Sous des flash, des spotlights en folie et des riffs à gogo, le drap blanc central se lève laissant apparaître le final toutes créations et blouses confondues. Et moi, je rentre en attendant la nouvelle version du site de margiela d’ici quelques jours.

http://www.maisonmartinmargiela.com/
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