oct. '06
01
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Nuit Z?br
J’entre tout d’abord dans une grande salle où sont disposés des tables et des chaises autour de grands oliviers en pots. Un bar est installé pour abreuver les soiffards et un étage est reservé aux groupes ainsi qu’au staff de Nova.La soirée commence par le concert de Piers Faccini dans une autre salle en contrebas de la première. L’artiste italo-britannique distille une pop folk lancinante des plus agréable mais je préfère remonter discuter et faire quelques photos du public. Je croise les rockers habitués du Shebeen et du Truskel qui vont et viennent en attendant la prestation de leurs acolytes de Sourya.
Cependant, l’heure est plutot à des réminiscences folk avec Herman Düne. Percus, scie musicale et vocalises folklo du chanteur rachitique et barbu David Ivar. Un peu plus et on irait volontier se faire innitier en Inde comme à la grande époque !
D’un naturel plutot hérmétique à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un hippie je suis cependant pris par les chansons. C’est construit, varié, mélodique et ca sent le vécu et le savoir-faire musical (six albums autoproduits avant de signer chez Source Etc.).Une dernière chanson et le gang des végétaliens doit laisser la place à une animatrice de Nova.
La sus-nommée nous annonce alors la venue d’une « grande dame de la chanson » pendant qu’une autre chauffe les platines. Et c’est Asia Argento qui apparaît, lointaine, dissimulée par une casquette de teufeuse vissée sur le chef.
C’est alors l’avénement d’un autre monde. Les basses montent puis le son se fait métalique, apocalyptique. La « mélodie » commence à se préciser. Asia cherche le vynile suivant, le trouve, l’exhibe, le cale sur la platine et c’est parti… Le son nous prends tous petit à petit, les novanautes exultent. Une seule chose à dire : « Putain qu’es-ce que c’est bon ! ». Asia semble elle aussi possédée par ses propres enchainements. Elle ote sa casquette et libère sa chevelure qu’elle fait tournoyer en rythme, léve la main en l’air, chauffe la foule... Les derniers pilliers de bar viennent s’aglutiner devant la scène pour mieux jouir du spectacle. Je me dégage alors et vais me placer de l’autre coté, contre les platines, avec les photographes. Le panard ultime ! Asia est concentrée, naturelle, enragée. Clope au bec, elle enchaine les disques, fait s’affronter Iggy Pop et un gros Wu Tang des familles, scratche un peu et fait cracher les enceintes. Je shoote pout tenter d’immortaliser ces moments.
Une petite heure et c’est déjà la fin du set. Asia se léve pour danser plus près de la foule puis reviens. Je saute sur l’occasion pour lui tendre un sticker « Meilleur qu’un Cuni ». Elle le saisis, le cale naturellement entre ses crocs, prend la pose et s’enfuit répondre aux questions de la radio.
Les animateurs jouent aux « MC faites du bruits » jusqu’à l’arrivée des musiciens de Sourya. Guitares et synthés une fois branchés les nouveaux chouchous de Nova commencent à jouer. Une bonne partie du public connaît les paroles et les reprends en coeur. Les titres s’enchainent, ecléctiques, comme leur EP « Love song ». Certains très rock à deux guitares/basse/batterie, d’autres plus planants ponctués au synthé et d’autres encore, électro, sans batterie mais à grand renfort de machine. Il y’en a donc vraiment pour tous les goûts.
Pas de rappel, au grand dam du public. Le timing est serré et il faut laisser la place au dancehall de Bost&Bim.
Je dois malheureusement m’eclipser et ne pourrais donc pas témoigner de la fin de soirée. En guise de revanche sur mon emploi du temps je promet de me rendre à la prochaine Nuit Zebrée qui auras lieux au Grand Palais pour les 25ans de Nova.
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