Antigone II
Chapître 2
Par MattheusChapitre deuxième
Résumé : Kirkland Brown is a whore, elle a eu ses règles au sixth grade, et elle a essuyé le sang avec du papier hygiénique, une autre fois à 16h00, trois ans plus tard elle a essuyé sur ses cuisses le sang d’une autre nature encore avec du papier hygiénique. Elle a un joli pli le long du cou et aussi un au dessus de la ceinture et deux fossettes au creux des reins.
Après deux semaines de retard, Kirkland Brown fit un test de grossesse. Elle a fait pipi sur le bâtonnet et s’en est mis plein les doigts. Puis elle a attendu la réponse sur le rocking-chair de la salle de bain. Elle était dans une phase descendante quand la réponse positive s’est affichée, la phase ascendante n’était pas encore amorcée que tout était clair dans l’esprit de Kirkland Brown.
Il n’y eu ni larme, ni cri, ni coup de téléphone à une amie. Avec le calme des forts Kirkland Brown a immédiatement embrassé les paramètres engageants de la situation. Aussi longtemps que se feront engrosser les jeunes filles de 16 ans, nombreuses après Kirkland Brown, seront celles qui feront preuve de la même froideur rationnelle. Kirkland Brown ne faisait pas face à une alternative, elle était devant un problème rationalisé pour lequel une méthode avait déjà été éditée. Le plus vaste génocide moral que le XX° Siècle avait méthodiquement établi.
Avorter, ce n’était pas la solution de facilité, c’était la solution marketée, la solution choisie par des dizaines d’adolescentes avant Kirkland Brown sur les conseils de femmes dont-elles ne connaissaient ni le nom, ni le visage. Celles trop nombreuses qui s’étaient inconsciemment misent à considérer que le corps féminin juste pubère était trop beau pour recevoir la gestation.
La mère de Kirkland Brown n’avait jamais avorté. Depuis 25 ans que ces parents étaient mariés, ils avaient toujours utilisé des préservatifs. Kirkland Brown le savait puisqu’elle en avait trouvé plusieurs fois, des neufs et des usagés alors qu’elle fouillait dans la chambre parentale. Elle y entrait à petit pas, attentive aux bruits de pas dans l’escalier, elle ouvrait la jolie table de chevet de sa mère et cette forte odeur camphrée de lubrifiant lui sautait au visage. L’indigence contraceptive ne se transmet donc pas de générations en générations.
Kirkland savait parfaitement que dans son pays aux Etats Unis, l’avortement coûtait beaucoup d’argent et que sa couverture sociale ne prenait pas en charge ce type d’intervention. Elle était enceinte de quatre semaines. Demander à ses parents les cinq ou six cents dollars nécessaires à un avortement de premier semestre était possible. Il faudrait d’abord affronter une longue discussion, puis des larmes et sans doute jouer une scène de tendresse filiale. Enfin pire que tout il faudrait leur être reconnaissante et se bercer un peu plus longtemps dans l’enfance en se laissant serrer dans leurs bras. Elle a donc choisi d’attendre, pour se donner le temps de la réflexion.
Kirkland Brown n’a pas dormi pendant les trois nuits qui ont suivi la découverte de sa gestation, trois nuits qui ne faisaient que la rapprocher du terme des deux semestres a l’issu duquel l’avortement n’est plus pratiqué qu’illégalement aux Etats Unis d’Amérique. Elle retournait ce calendrier médical dans sa tête sans pouvoir trouver le sommeil. Elle descendait à la cuisine vêtue de son petit pyjama Hello Kitty, regardait l’heure en chiffre bleu sur le four. Elle ne pouvait plus dormir. Elle en se servait un mug de lait, elle le faisait chauffer une minute, y mettait deux morceaux de sucre, puis refaisait chauffer 30 secondes. Et elle buvait.
Kirkland Brown était imaginative. Il fallait qu’elle se résolve à la situation la plus rationnelle. L’avortement de second semestre est pratiqué jusqu’à 24 semaines dans l’Etat de virginie. Comment gagner mille trois cent dollars en moins d’un mois dans l’Etat de Virginie quand on a seulement 16 ans ? Il n’y avait qu’une solution. Le cube dancing, le lap dancing, l’effeuillage mal maitrisé dans un club en périphérie de la ville de Norfolk. Dans un bar nettoyé à l’ammoniac tous les matins de manière industrielle par une société spécialisée dans la technique de surface moyenne. Un bar dans lequel des réservistes de l’US Navy boivent des alcools amers dans de petits verres en plastic rouge en venant assister au même spectacle tous les soirs sans en reconnaitre les protagonistes. Sur un podium noir, en étoile avec des cœurs roses auto-grippant dans les secteurs stratégiques pour éviter les glissades Kirkland Brown danserait maladroitement contre une longue barre de métal froid afin d’entretenir une excitation artificielle avant l’entrée en piste des stars du show.
Chaque nuit qui allait passer désormais, elle allait vendre son corps ensommeillé contre de l’argent, le corps qui devait dormir contre de l’argent. Ce corps gestatif, qui n’était plus encadré par les bornes temporaires que la gestation voulait lui imposer. Neufs mois de la conception à l’expulsion, c’était tout ce que nous demandions. Mais Kirkland Brown et moi-même, envers et contre rien, nous nous apprêtions à entrer dans un espace libre de temps. Une pièce de 0 à 24 semaines. Elle jouait le tombeau et moi je jouais la terreur.
A suivre...
Photo par : Photofort






le 12/06/08
FLOP ...
le 21/05/08
A QUAND LE CHAPITRE3?!
le 10/05/08
c'est génial. dans le sens premier du mot. c'est a dire "création". les réactions épidermiques sont légions. dans un sens comme dans l'autre. balancer la suite bordel ('la revue)
le 09/05/08
il y en aura sûrement un mais quand je ne sais pas trop, tu peux toujours demander à l'auteur sirmattheus@behype.net. voilà marie
le 09/05/08
personne ne repond a ma question????
le 08/05/08
Ringard
le 07/05/08
vous ne publierai pas le prochain episode?
le 28/03/08
vraiment j ai remarqué qu il ya plusieurs fautes . mais dsl ça me derange . pourtant bon courage
le 18/03/08
Enfin un texte que j'ai vraiment eu plaisir à lire! A la prochaine j'espere matt
le 08/03/08
moi j'aime beaucoup! après chacun donne son avis avec plus ou moins d'arguments (en general pas beaucoup quand on critique!) le style peut paraitre precipité mais a le merite d'etre direct! on a envie de lire la suite... ps: vive la création
le 06/03/08
Si (comme son myspace black le dit) il est américain je pense que c'est pardonnable. l'histoire est trippante, moi j'accroche
le 06/03/08
Un sujet assez bien abordé, mais je suis assez partagé. Le texte est ponctué de maladresses qui cassent un peu l'ensemble. Le ton du récit rentre bien dans l'image que je me fais de BH
le 05/03/08
Effectivement merci ! Il ne faut pas oublier que nous faisons tous ce magazine sur notre temps libre et que chacun de nous à une activité autre.
le 05/03/08
un bouquin, ou une nouvelle a lire sur le net c'est toujours un peu spécial ... mais je n'ai eu aucun soucis a finir... quant aux fautes, travaillant dans l'édition je rappel aux lecteurs de ce site qu'avant de publier un bouquin le travail de relecture/correction est généralement fait par trois ou quatres personnes à la file... je ne pense pas qu'un magazine (les fautes ou coquilles sont courantes dans la presse écrite tout de meme ) puisse se permettre se genre de dépenses, en tout cas tant qu'ils ne vendront pas leur ame au diable publicitaire.
le 05/03/08
Hmm.. Que dire? On remarque encore tristement que lorsqu'il n'est plus question de mode ou de musique ce site montre ses failles... Aucun style, des fautes partout, surtout dans la concordance des temps ce qui rend le truc entier, dont meme l'histoire n'interesse pas, impossible a lire en entier. Bonne chance pour la suite, il y a du boulot...
le 04/03/08
Le pyjama Hello Kitty, il est rose ou bleu ?
le 04/03/08
"Ah ah ça m'a toujours fais rire les gens comme ça." =>traduction: T'es vraiment con toi! J'aime..
le 04/03/08
Oui on peut voir les choses comme ça...
le 04/03/08
Sefré vous a fait un bien joli compliment. La merde ça a du goût, et dans un mag, c'est déjà énorme.
le 04/03/08
J'adore le style, et j'attends le deuxième chapitre impatiemment depuis que j'ai lu le premier, il y a quelques semaines. C'est toujours bon, mais c'est un peu moins bon. Quelques fautes entâchent la lecture, et surtout on a l'impression que c'est rédigé trop vite, un couteau sous la gorge et la main qui tremble et qui a encore peur de ne pas écrire assez vite. Oh, sinon, j'adore.
le 03/03/08
Ah ah ça m'a toujours fais rire les gens comme ça. Ne nous lis pas mec !
le 03/03/08
Dla merde comme vous savez si bien en produire