Samedi vingt-deux décembre, restau, fusion food, Clémence rentre de New York avec plein de cadeaux dans les sacs. Je déballe. Un portfolio de Ryan Foerster. « Ryan Foerster , je ne sais pas si tu connais ce photographe, son travail est impressionnant ! On trouve ses portfolios à 50¢ dans toutes les librairies branchées de Soho ». Le monde est petit. J’avais découvert son travail sur le web, indienudes je crois, un soir d’insomnie. Le travail de Ryan, ça se découvre la nuit.
Images de fantasme, insaisissables mais bien là. On pense à McGinley obligatoirement, et Larry Clark aussi. Un fantasme de vie : c’est l’adolescent loin de cette société de consommation qu’on lui a fabriquée. Ryan défend l’image d’un Corps libéré souvent nu, d’une vie loin de tout préjugés. Il n’a que vingt-quatre ans et un travail d’une impressionnante maturité. On pense aux Pictorialistes, aussi. Il multiplie les expositions, en France notamment, à la White Gallery, et les publications. Il participe à de nombreuses campagnes publicitaires, pour Fila par exemple, ou Levis. Mais le plus impressionnant dans le travail de Ryan Foerster c’est que l’on est face à nous-même. Son objectivité nous trouble : je vous montre ma vie, simplement ! Une mise en scène qui ne se voit pas, loin de la mode de notre temps ; loin des choses posées, retouchées, déshumanisées, objectisées, monstrueuses… Alors, moi aussi je veux. Parce que cette vérité, Sa vérité, elle nous fait rêver. Il me fait rêver. Son journal intime fait référence aujourd’hui, loin des photographes de l’intime, aussi, qui bercent nos quotidiens avec leurs images chocs nous donnant cette place de voyeur. Ici, on y est, et surtout, on en est ! Ryan Foerster crée une image qui nous rappelle les bonheurs, dans leurs expressions vitales, qu’ils soient imaginaires ou bien là.
Photos de Ryan sur le web :
www.ryanfoerster.com

alors c'est elle qui a sauvé levis du dépot de bilan ? pas mal..