nov. '06
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We love Trax
La WE LOVE TRAX était annoncée comme LA soirée de l’année . Une programmation de folie dans un lieu inédit : la Cité des Sciences et de l’Industrie.Après avoir été parqué, palpé et « ticketvérifiédeuxfois » je découvre enfin l’atmosphère du lieu. Pas grand-chose à voir avec la Villette de mon enfance. Finis les grands ascenseurs de la forêt de bambou, adieu la fourmilière et les installations sur les habitats du monde entier. Place à une ambiance bleutée que l’on découvre en se laissant porter par les immenses escalators qui mènent à l’étage ou est sise l’une des scènes.
À peine le temps de discuter de leur futur album avec les Hush Puppies, qu’Art Brut entre en scène.
C’est plein de curiosité que j’appréhende ce concert. En effet, bon nombre de mes potes m’ont dit qu’ils étaient prodigieux « on stage ».
Première surprise : le blondinet à gueule de minet, croisé cinq minutes auparavant dans les escalators (et traité intérieurement de « fin de race ! Qu’est ce que tu branles ici, galopes donc chez ta mère ! ») n’est autre que le guitariste d’Art Brut… Il enverra valdinguer dès les premières minutes mes médisances intérieures. Une vraie bête de scène ! Photogénique à la perfection.
Le premier truc qui frappe, lors d’un concert d’Art Brut, c’est leur plaisir visible de jouer ensemble. Ils tripent.
Eddie Argos chante en chaussettes, rouges et élimées, et son acolyte blondinet saute partout, utilisant l’estrade du batteur comme tremplin.Il hurle, cavale dans tous les sens, défonce sa guitare, reviens pour les chœurs et prends des poses ahuries.
La foule scande : « Art Brut ! Top Of The Pop ! » et Eddie vient chanter au milieu d’elle.
Lorsque le concert s’achève, un anglais m’aborde, me souffle dans les narines des vapeurs de houblons et de malt fermenté et me déclare que c’était de la merde. Surpris, je lui demande le fondement de ses propos. Il m’explique que le problème avec Art Brut réside dans le fait qu’ils sont trop « bons élèves ». Leurs poses coïncident trop avec les clichés établis du rock d’Albion. Trop « quatre accords, une pincée de distorsion à la Kinks, une mèche de mannequin Slimanien et des chemises Paul Smith »… Monsieur souhaiterait des guitares plus minimalistes, qu’ils aillent à l’essentiel. J’acquiesce, mais rétorque que, pour nous français, ces clichés sont plus difficilement perceptibles. En effet, le rock de type post Strokes-Libertines reste en terre de France, quoi qu’on en dise, essentiellement parisien et donc dissociable des goûts musicaux de l’ensemble de nos concitoyens.
Le britton m’avoue qu’il est venu pour Para One et Justice. « That’s the fuckin’ future, man ! ».
Ok, ok, coco ! Mais TTC commence… Nettement moins le kiff pour un photographe. Des suintants à casquette me défoncent les épaules et semblent vouer une haine tenace à mon objectif. Cette fleur d’anus de vigile refuse de me laisser photographier en paix derrière la scène. C’est donc le bras tendu que je tenterais de traduire en image l’ambiance du concert. « Faites un maximum de bruit pour Deeeeejaaaaaaaay OOOOOR-GAAAAA-SMIIIIIC !!! » et hop ! Tatsouin ! Tatsouin ! Boom ! Boom ! Tchak ! Tchak ! « Quelle est la ville avec le plus de chaaaaaates ??? PAAAARIIIIIS !!! »
Présence d’esprit inconsciente ? Je pars me promener et rejoindre la seconde salle. J’arrive pile pour entendre hurler « BECAUSE WEEEEE, AAAARE, YOUUUUUR FRIEND….. ». Les deux DJ de Justice encadrent Erol Alkan, et c’est unis qu’ils nous balancent ces gros synthés qui crachent, au style tellement caractéristique. Leur son est accompagné par du veejaying. Des écrans sont placés tout le long du mur et égayent cette scène moins spectaculaire qu’à l’étage. Je m’attendais à mieux vu le potentiel d’un lieux comme la Villette.
Bien que je voue une admiration sans bornes à nos tortionnaires de machines, je ne suis pas transporté par l’euphorie générale. Tout est trop grand. J’ai envie de saisir des détails dans tous les sens et de les remanier à ma sauce. Justice à fond mais dans une teuf avec tes potes. Pas agglutiné bêtement contre une barrière pour regarder des mecs téter leurs clopes en triturant des boutons. Je pars prendre l’air dans le couloir et observer les gens. L’autre fait majeur de cette soirée est que tout le monde a un style de dingue. On fini donc par ne plus rien remarquer. Il y a tellement de sneakers collectors et de T-shirts de créateur en série limitée que ça finis par être l’équivalent d’un combi T-shirt blanc/Converse.
C’est en ruminant que je retourne voir (entendre) ce qui se passe. Le grand Pedro est là pour vérifier que ses poulains sont en pleine forme. Je parviens à les saisir à leur descente de scène et cale d’autorité un stickers dans les mains de Xavier de Justice. Instinctivement, il le porte en direction de sa bouche…
Dans les couloirs, je croise Gaspard, son frère de son, qui accepte que je lui tire le portrait. Le binôme est donc au complet. Ça t’aidera à comprendre, ami lecteur, si jamais il te faut des belles images pour piger mes écrits !
Usé par mes trop nombreuses nuits sans sommeil (pour travailler, et ouai !) de la semaine passée, je déclare forfait à quatre heure du matin. C’est honteux et déçu que je sacrifie le concert de Modeselektor et les mixs d’Agoria au profit d’une aléatoire grasse matinée.
Mais n’ai crainte ami lecteur, je serais bientôt de retour et te montrerai que vraiment, il faut que tu te remue l’arrière-train et que tu sortes un peu plus, au lieu de reste connement stagner devant ton écran ! Allez, zoubi coco, et mes meilleurs souvenirs à ta maman !


















le 01/03/07
Ou? en m?me temps jvois pas ce qu'il peut y avoir de profond dans une soir?e, Paris ou pas.
le 01/03/07
du Flan, de la Poudroyeux ces soir?es : ) m'enfin c'est Paris ...