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jui '09
20
Cinema>

Whatever Works

Woody Allen (chronique)

Par Stella


Woody Allen Whatever Works BH Magazine

Ménage à trois.

Ah ces Français, ils n’ont rien inventé de propre ! A croire que Woody Allen a été inspiré… Trois étapes dans la vie de Boris Yellnikoff (Larry David) nous mène à philosopher sur l’amour, la spontanéité, l’intelligence et la raison de vivre. Dès les premières minutes, le spectateur est plongé dans un dialogue de sourds entre les personnages. Le décalage est à tous les niveaux. Scénique, Boris ne cesse de se donner en spectacle à un public vu par lui seul. Social, trois générations s’affrontent dans la course effrénée à la liberté et au désir. Humoristique, plusieurs religions poussées à leurs extrêmes et à la critique même de leurs fondements (homosexualité, polygamie…). En résumé ? Être vieux et intelligent ne suffit pas à séduire une belle nana jeune. Être une femme au foyer qui aime cuisiner les cupcakes et ne pas faire l’amour, c’est du domaine du mythe. Être belle et rayonnante alors qu’on est dans la rue, c’est uniquement dans les films… Une comédie drôle et émouvante, des personnages si différents et pourtant si complémentaires, un scénario bien ficelé, peu réaliste mais qui s’enchaîne bien, la recette d’un film agréable à voir.

Et puis, la jeune Melody (Evan Rachel Wood) joue particulièrement bien le rôle d’une fille du Sud naïve, fugueuse, en manque d’affection et de repères. Quelqu’un a-t-il le numéro de la mère qui vit avec deux hommes ? J’aimerais juste lui poser quelques questions…




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